Au travers des témoignages de ses proches, c’est toujours la même image qui m’apparaît : un homme complexe, ambivalent, dur et doux à la fois, ange et voyou, qui ne cesse d’osciller entre le bien et le mal, le vice et la vertu.
Finalement, avec le recul, personne ne paraît véritablement comprendre la vie de cet ange déchu dont sans doute la rage manifestée dans son trait de crayon, la frénésie répétitive des mêmes thèmes, témoignent le mieux de cette sensibilité exacerbée du peuple dont il est issu, sans jamais ouvertement le revendiquer dans la construction de son identité.
Il n’y a pas grand chose à ajouter , il n’y a plus qu’à aller voir l’exposition de Bruxelles afin de se faire une opinion sur l’homme et l’oeuvre qui méritent de ne pas retourner à l’anonymat dans lequel il est tenu depuis près de 30 ans.